L'inaccessible étoile

Les philanthropies : un objet d’histoire transnationale

14 Juillet 2017, 11:03am

Publié par Gaëtan Bourgé

Professeur d’histoire internationale à l’Institut d’Histoire économique et sociale de l’Université de Lausanne, Thomas David est directeur du Collège des Humanités à l’École polytechnique fédérale de Lausanne.
Ludovic Tournès est professeur associé d’histoire internationale à l’Université de Genève.
Tous les deux nous proposent leur réflexion sur la philanthropie.

La philanthropie fait partie de ces notions si vastes qu’elles constituent un défi pour l’analyse historique. Action en faveur d’autrui, elle est fondamentalement un don (de temps, d’argent, de biens, de services) et tisse une relation forte entre le donateur et son récipiendaire [1][1] Voir par exemple à ce sujet Amy Singer, “Special Issue.... Cette relation a priori asymétrique et unidirectionnelle entre le premier qui agit et le second qui reçoit est plus complexe qu’il n’y paraît, notamment parce qu’elle se caractérise par une interdépendance forte : d’abord parce que le récipiendaire contribue à l’élaboration du processus de don, mais aussi parce que le donateur attend de celui-ci un retour sur investissement (en termes financiers ou symboliques), et enfin parce que le résultat du don a un impact sur le donateur comme sur le récipiendaire. Et si l’on imagine principalement la philanthropie comme une activité de proximité, il arrive souvent que le donateur et le récipiendaire soient séparés par des milliers de kilomètres. À ce titre, l’analyse des relations d’interdépendance entre ces deux acteurs constitue un magnifique objet d’histoire transnationale – ou globale, ou mondiale, comme on voudra.

... la suite ici.

Le plan : 

  • Philanthropie ou philanthropies ?
  • Une histoire longue des mouvements philanthropiques
  • Les stratégies philanthropiques : une diplomatie des réseaux
  • Philanthropies, États, organisations internationales : des interactions complexes

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